mardi 12 février 2013

Le Liège Mosan Synchro, 1er club Francophone


Le championnat de Belgique juniors de Nage Synchro 2013 vient de se dérouler à la piscine de Hofstade dans la banlieu Bruxelloise. Onze clubs au niveau national participaient à cette journée. Al' issue de cette journée nous allions connaître le nom de la nouvelle championne de belgique juniors qui depuis des années , est remportée par une néerlandophone. Après une matinée de travaux techniques, l' après midi voyait l'entrée en lice des chorégraphies , avec un classement final:

En solo  -1ère EMONTS Céline (Mosan Liège) total  68.550
              - 2ème VANDE KERCKHOVEN Fiebe (BZK Bruge) T.67.250
              - 3ème KEMPS Aurore ( ESN Seraing) T.66.3500

 En duo le Mosan termine à la 5ème place avec EMONTS Céline  et KEULEN Manuela avec un total de 64.9250 ET 9ème avec KAILS Marion et LIGOT Laurie total 60.4875

Le team de 8 nageusesdu club Mosan Liège sera sacré Vice Champion de Belgique 2013

avec pour classement:

1er SKF (Courtrai) 127,8946
2ème Liège Mosan 119,4282
3ème BZK ( Bruge) 118,6614

Grâce à ces podiums  le Club Liège Mosan dirigé par Mimi GEORGES  devient le premier Club Francophone juniors en Nage Synchro pour l annèe 2013.

vendredi 1 février 2013

La santé c'est ce que l'on a de plus précieux...

Chine: manger et respirer dans la crainte


Par Par Boris CAMBRELENG | AFP

"Tous les jours, je me demande ce que nous pouvons manger en toute sécurité: dans la viande de porc il y a du clenbutérol. Dans le boeuf et le mouton il y a des additifs nocifs. Et on n'ose plus boire de lait..."
Les Chinois pensent que vivre sainement est un devoir. Celui qui tombe malade est responsable de ne pas avoir fait ce qu'il faut pour rester en bonne santé.
Mais comme l'illustre la complainte de l'internaute Yunqing Fengjing ("Nuages clairs - vent calme") sur le service de micro-blogging de Sina Weibo, ce précepte des temps anciens ne tenait pas compte du clenbutérol, de la mélamine, du cadmium, des pesticides, du plomb, du mercure et des innombrables autres horreurs qui empoisonnent les aliments des Chinois contemporains, le sol sur lequel ils vivent ainsi que l'air qu'ils respirent.
Aujourd'hui, le consommateur chinois se demande tous les jours ce qu'il peut avaler sans crainte tant les arnaques dévastatrices pour la santé sont nombreuses.
De 2007 à 2011, le commerce du clenbutérol a fleuri parmi les éleveurs de porc. Cet anabolisant, également employé comme produit dopant dans le monde du sport, diminue la proportion de graisses au profit de la viande maigre, plus chère.
Quant à la mélamine, un produit qui fait faussement croire à un taux élevé de protéines, elle a été massivement utilisée dans le lait en poudre pour bébés. Elle a tué au moins six enfants en bas âge en 2008. Quelque 300.000 autres souffrent encore, à cause de cette substance, de graves problèmes rénaux.
Malgré l'énorme scandale provoqué par cette affaire, plus de 2.000 tonnes de lait en poudre contenant de la mélamine ont encore été mis à jour deux ans plus tard, en 2010.
La longue litanie de "Nuages clairs - vent calme" ne s'arrête pas là. On trouve "du talc dans le tofu, se plaint-il. On n'ose pas manger les aliments frits, car qui peut garantir que ce n'est pas de l'huile de gouttière qui a été utilisée?"
Les Chinois surnomment "huile de gouttière" celle qui a été récupérée à la sortie des restaurants, puis filtrée avant d'être remise sur le marché. Une pratique très répandue. Quant à la farine, toujours selon le même internaute, "elle est tellement blanche que c'en est effrayant".
Comme en Europe et aux Etats-Unis, ceux qui en ont les moyens achètent des produits étiquetés bio ou organiques... mais même la fiabilité de ces étiquetages est sujette à caution.
Les plus hauts dirigeants sont à l'abri: depuis l'époque maoïste, ils disposent de leurs propres fermes, selon l'auteur d'un livre le sujet, Gao Zhiyong.


"Les villages du cancer"

Les escrocs empoisonneurs sont loin d'être l'unique hantise des Chinois en matière de santé. Trois décennies d'industrialisation au pas de charge ont ravagé l'environnement et engendré quantité d'autres menaces
Dans le Guangxi (sud), la pollution au cadmium de la rivière Longjiang sur 300 km a provoqué fin janvier une ruée sur l'eau en bouteille. Début février, une panique similaire a été observée à Zhenjiang, entre Shanghai et Nankin, une des régions de Chine les plus industrialisées et aussi l'une des plus riches.
Selon une étude gouvernementale publiée l'automne dernier, les métaux lourds comme le plomb, le mercure ou le cadmium polluent environ 10% des terres arables en Chine.
Dans la plupart des provinces chinoises, on trouve des "villages du cancer", où la pollution de l'eau, des sols ou de l'air par des métaux lourds a engendré des épidémies de tumeurs.
Comble de l'ironie, près de Laizhou, dans le Shandong, le bureau de l'environnement a inexplicablement décerné à l'une ces villes, Tushan, le label de "commune de la longévité", normalement subordonné à des critères de qualité de l'air et de l'eau, de verdure et de traitement des déchets. Et ce alors qu'un nombre anormalement élevé de cancers y est recensé en raison de la présence d'usines chimiques, dont l'une fabrique l'insecticide profenofos.
Les pesticides vaporisés en grande quantité sur certaines cultures, comme le coton, sont aussi à l'origine de graves problèmes de santé qui n'apparaissent pas toujours dans les statistiques. En effet, les carences en matière de remboursement des dépenses de santé font qu'un grand nombre de personnes, notamment les paysans, ne se font pas hospitaliser lorsqu'ils se savent atteints d'une maladie grave, de peur de devenir une charge financière pour leur famille.
La prise de conscience de ces dangers - et la colère qui va avec - augmente depuis quelques années. Les protestations de riverains contre la présence d'usines polluantes se multiplient.
Même Apple s'est trouvé dans le collimateur: selon des organisations écologistes, certains fournisseurs de la firme à la pomme en Chine ont rejeté des substances toxiques près des usines.
En septembre, les autorités ont ordonné la fermeture provisoire d'une usine de panneaux solaires de Jinko Solar à Haining, dans le Zhejiang (est), accusée par la mairie de rejeter du fluorure à haute dose et d'être responsable d'au moins six cas de leucémie. Jinko Solar a assuré par la suite avoir pris en compte des recommandations d'expert pour éviter les fuites toxiques.
Enfin, les autorités chinoises ont perdu la face lorsque de nombreux Pékinois, ne croyant pas une seconde aux mesures officielles de pollution atmosphérique annonçant contre toute évidence un air de qualité convenable, sont allés se renseigner sur le site de l'ambassade des Etats-Unis. Et ont découvert que les relevés officiels n'incluaient pas les particules PM 2,5, les plus fines et aussi les plus dangereuses plus la santé. Celles-ci sont désormais prises en compte.
Sur Sina Weibo, un internaute qui se fait appeler "Réfugié" ironise: "il faudrait que les gens de l'Administration d'Etat pour la radio, les films et la télévision (l'organisme responsable de la censure) soient responsables de la sécurité alimentaire, et que ceux de l'Administration d'Etat pour la sécurité des aliments et des médicaments soient chargés de visionner et d'autoriser la sortie des films. De cette façon, les Chinois pourraient manger des aliments sûrs et voir des films non censurés".
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jeudi 31 janvier 2013

la cuisine britannique en passe de détrôner la française ?

Oh my god : la cuisine britannique en passe de détrôner la française ?

Elsa Ferreira
Jell-O à la menthe (Pure.sugar/Flickr/CC)
 Oubliez le bœuf bouilli à la sauce menthe, le fish’n’chips dégoulinant ou la « jelly » qui bloblote. La Grande-Bretagne se distingue désormais par la qualité de sa cuisine. Dernière preuve : le Concours national des fromagers, organisé en marge du Bocuse d’or à Lyon ce week-end.
Le lauréat ? Matthew Feroze (ou plutôt Mathieu, le prénom a été francisé sur la page du concours), un comptable anglais reconverti il y a peu dans la fromagerie. Pour décrocher le prix, le Britannique n’a pas hésité à mélanger des fromages français avec deux spécialités nationales : le cheddar et le Stilton.
Didier Lassagne, fromager à Lyon et Meilleur ouvrier de France, confirme à Rue89 le choix du lauréat :
« Les Britanniques ont fait de gros progrès sur la fabrication artisanale. Après avoir été au creux de la vague, ils s’approchent du top. Lorsque je propose du fromage anglais à des clients, il y a un peu de retenue. Mais après avoir gouté, ils y reviennent toujours avec plaisir. »
Auprès des « connaisseurs », dit-il, le fromage anglais plaît, comme le constate aussi une enquête de Guardian. 

Du bœuf made in UK

Après ses années folles, le bœuf anglais se refait aussi une réputation. Le « meilleur boucher de Paris», Yves-Marie Le Bourdonnec, y est pour beaucoup. L’an dernier, il a publié « L’Effet bœuf », dans lequel il soutient que les Français gagneraient à s’inspirer des pratiques anglaises – un bouquin qui lui vaudra d’être radié de la Fédération de la boucherie, cette institution « archaïque et arc-boutée sur ses certitudes, restée dans les années 1970 », râle-t-il.
Pour le boucher, les vaches françaises ne sont plus adaptées au modèle économique. Choisies pour leur masse musculaire, elles sont naturellement peu grasses et donne une viande « collagèneuse » – c’est-à-dire avec des nerfs et des membranes. Pour y remédier, les éleveurs gavent les vaches de céréales, chères et gourmandes en eau.
« Produire de la viande de bonne qualité en France, c’est possible. Mais ça coûte cher et c’est un faux prix, possible uniquement grâce aux subventions. Aujourd’hui – je le dis, je le signe – les Anglais font la meilleure viande du monde. »

« Meilleure gastronomie au monde »

Il n’y a pas que le fromage et le bœuf : la nourriture britannique débarque en masse. Les exportations de la Grande-Bretagne à destination de la France ont même doublé depuis 2000, représentant aujourd’hui plus de 2,5 milliards d’euros, selon la BBC ; une somme qui reste quand même loin derrière les 4,7 milliards du flux inverse.
Difficile à avaler pour des Français un brin chauvins, et dont les présidents ont tour à tour déclaré :
  • qu’on ne pouvait « pas faire confiance à des gens dont la nourriture est aussi mauvaise » (Jacques Chirac) ;
  • que la France avait « la meilleure gastronomie au monde », et qu’elle devrait, par conséquent, être inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco (Nicolas Sarkozy ; une requête accordée en novembre 2010, non sans moquerie) ;
  • plus tempéré, François Fillon confiait au Times que la cuisine anglaise était « bien meilleure que ce que les gens disent », et qu’il avait tenté d’en convaincre l’ancien président, lors de « disputes animées ».

Des chefs britanniques primés

Il ne s’agit pas que de produits. La culture gastronomique se développe, les Britanniques cuisinent de plus en plus – ils passeraient même plus de temps dans leur cuisine que les Français, selon une étude réalisée pour Madame Figaro et le magazine gastronomique de la BBC, « Olive » – et les restos se multiplient.

Dans le classement des meilleurs restos du monde, les chefs français sont désormais devancés par un de leurs homologues installé dans le quartier londonien de Hyde Park : le restaurant Dinner de Heston Blumenthal – ancien chef du Fat Duck, resto lauréat du palmarès 2005 – est arrivé neuvième en 2012.
Il faut attendre la douzième place pour qu’un « frenchy » apparaisse dans le classement, avec l’Atelier Saint-Germain de Joël Robuchon (les deux restos suivants sont, encore, britanniques).
C’est ce même chef – détenteur du record du monde d’étoiles au guide Michelin, 28 – qui avait déclaré que la capitale gastronomique du monde était désormais Londres. Le chef, qui y possède trois restaurants, dont un doublement étoilé, s’était expliqué au quotidien gratuit londonien, l’Evening Standard :
« Il n’y a qu’à Londres que vous trouverez tous les styles de cuisine imaginables. Quand on parle de nouveautés en cuisine, de cuisine innovante, tout se passe à Londres. »

samedi 12 janvier 2013

Les Frites ???


Mystère: la frite est-elle belge ou française?

Les Américains les appellent les "french fries", mais pour nous, les Belges, les frites sont bien originaires de notre pays. Les deux pays continuent pourtant à revendiquer la paternité de ce bâtonnet de pomme de terre.

Les uns affirment qu'elle est née sur un pont de Paris, les autres sur les bords de la Meuse: Français et Belges revendiquent la paternité de la frite, ce plat emblématique dont les origines plongent dans la culture populaire des deux pays. "La frite est une fille de la cuisine de rue, de basse extraction. C'est pour cela qu'il est difficile d'établir son certificat de naissance", explique l'historienne française Madeleine Ferrière.

Le mystère des origines du bâtonnet de pomme de terre trempé dans l'huile bouillante intrigue les spécialistes de la gastronomie, en particulier en Belgique où la frite fait partie du patrimoine national. "Les Belges adorent les frites mais il n'y a eu aucune recherche scientifique sérieuse sur ce sujet jusqu'à récemment", a souligné Pierre Leclerc, professeur à l'Université de Liège, lors d'un débat sur "les origines de la frite" qui s'est récemment tenu à Bruxelles en clôture de l'Année de la gastronomie, Brusselicious. Ce flou historique a permis à de multiples hypothèses, voire de légendes, de prospérer.

En France, est ainsi défendue la "pomme frite Pont neuf", qui aurait été inventée par des marchands ambulants sur le plus vieux pont de Paris au lendemain de la Révolution de 1789. "Ils proposaient de la friture, des marrons chauds et des tranches de patate rissolées", raconte Madeleine Ferrière. Cette thèse a longtemps été en vogue, notamment auprès des écrivains. "C'est parisien le goût des frites", a ainsi écrit Louis Ferdinand Céline dans "Voyage au bout de la nuit".

Mais pour certains Belges, la frite serait née à Namur, dans le sud du pays. Ses habitants avaient l'habitude de pêcher dans la Meuse du menu fretin et de le faire frire. Ce qui fut impossible lorsque la rivière gela lors d'un hiver particulièrement rigoureux au milieu du XVIIe siècle. A la place, ils découpèrent des pommes de terre en forme de petits poissons, selon Pierre Leclerc, qui relate cette histoire tout en la jugeant peu vraisemblable.

"Nous, les Belges, avons fait de la frite un produit noble, pas un simple légume"   "Finalement, on se fiche d'où vient la frite. L'important, c'est la façon dont elle a été adoptée", lance Roel Jacobs, spécialiste de la culture de Bruxelles. "Les Français et les Belges ont choisi des voies différentes. Pour les premiers, la frite accompagne une viande, normalement un steak, alors que les Belges mangent souvent les frites seules, accompagnées d'une sauce", selon lui. "Nous, les Belges, avons fait de la frite un produit noble, pas un simple légume", renchérit Albert Verdeyen, cuisinier et co-auteur de l'ouvrage "Carrément frites". "Et surtout, nous maîtrisons mieux que quiconque l'art de la double cuisson, afin qu'elles soient dorées et croustillantes"

Si les Français piquent la frite avec une fourchette dans une assiette, au restaurant ou à la maison, les Belges préfèrent nettement la manger avec les doigts, à n'importe quelle heure.

S'est ainsi développé un réseau serré de "fritkot", ou baraques à frites, sur les places, le long des boulevards ou devant les gares de Wallonie comme de Flandre. "Il y a 5.000 friteries et plus de 90% des Belges y vont au moins une fois par an", affirme fièrement Bernard Lefèvre, président de l'Union des frituristes. "Aller à la friterie, c'est le comble de la 'belgitude'", résume Philippe Ratzel, qui possède le fritkot Clémentine, l'un des plus populaires de Bruxelles. "Chez moi, vous pouvez rencontrer en même temps la petite vieille qui s'arrête en promenant son chien, l'étudiant ou le ministre qui habite dans le coin".   Mais, à l'intérieur des baraques, les choses changent: les frituriers d'origine étrangère sont de plus en plus nombreux, comme en témoigne l'entrée du mot "frietchinees" ("friturier chinois") dans le dictionnaire de référence de la langue néerlandaise en Belgique.  

 

dimanche 23 décembre 2012


Que cette très belle interprétation de l'hymne à la joie fasse que demain, la fête de Noël soit douce ...
Bouquet de bises scintillantes ...
 
 
Rappelez-vous quand même que:
Cet "Hymne à la Joie" est l'hymne officiel de l'Europe... Cette construction qui s'adresse aux riches et aux nantis en laissant sur le bord du chemin l'écrasante majorité des citoyens qui la compose...

vendredi 23 novembre 2012

Procrastination

« Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue »  Jules Renard

Pour John Perry, la procrastination c’est tout un art !
Par Bernard Quiriny -
   C’est la rentrée, les dossiers s’accumulent et vous avez furieusement envie de retourner à la plage ? Avec le philosophe John Perry, découvrez les mérites de la procrastination, ou l’art d’être productif en reportant l’urgent à plus tard.

C’est un nom qui ne vous dira pas grand-chose, à moins que vous soyez familier de la pensée anglo-saxonne et des questions de philosophie du langage et de l’esprit. Et encore : presque aucun des travaux qui ont fait de John Perry (1943) un universitaire renommé n’est disponible en français. Il n’a même pas de page Wikipédia dans notre langue ! Une situation qui pourrait changer grâce à ce petit essai intitulé La Procrastination, l’art de reporter au lendemain, traduit dans la nouvelle collection dirigée chez Autrement par Alexandre Lacroix, le patron de Philosophie Magazine. Initialement paru en 1995 sur le site personnel de l’auteur, ce livre à destination du grand public lui a amené autant de lecteurs que tous ses précédents travaux réunis, notamment des universitaires chez qui la procrastination semble être un sport extrêmement prisé. Perry a même obtenu en 2011 le prix IgNobel, parodie du prix Nobel qui récompense les travaux farfelus et les découvertes scientifiques insolites ! Mais ne nous y trompons pas : malgré son sujet décalé et son ton humoristique, cet essai s’attaque de manière frontale à une question qui concerne beaucoup d’entre nous et qui peut avoir des conséquences redoutables, surtout en période de crise, à savoir l’incapacité de s’acquitter des tâches urgentes et la tentation irrésistible de tout reporter au lendemain, voire à jamais. Vous sentez-vous concerné ?

La procrastination, oui, mais structurée
John Perry est un bel exemple de procrastinateur, toujours en quête d’un moyen de ne pas faire ce qu’il à faire – corriger des copies, achever des articles à rendre six mois plus tôt, préparer un cours, etc. Ce mal bien connu fait l’objet d’une littérature abondante, avec une kyrielle de manuels pour se débarrasser de cette sale habitude et nous transformer en bêtes de travail, productives et organisées. Seulement voilà : la plupart de ces livres ne contiennent que des conseils sans intérêt, et ne provoquent aucun résultat. Alors ? C’est ici qu’intervient Perry, qui s’est longtemps demandé pourquoi sa tendance à procrastiner ne l’a finalement pas empêché d’écrire des livres, de diriger des thèses et de construire une œuvre. Et si sa réussite paradoxale était le signe qu’au fond la procrastination a du bon, en tous cas quand on l’utilise intelligemment ? Voici le secret : reporter une tâche urgente à demain n’est pas glorieux, mais si je m’attelle à une autre pour la fuir, j’aurai quand même été productif à la fin de la journée. C’est la « procrastination structurée », ou l’art de jongler entre tâches prioritaires (ranger son bureau, répondre à ses mails) et secondaires (consulter un site sur les Inuits, tailler ses crayons) pour atteindre un équilibre, sans être moins productif que si on s’était forcé à accomplir les tâches principales, qui ne sont en général pas si importantes que ça. « En jouant sur les divers niveaux de priorité, affirme notre philosophe, le procrastinateur devient un citoyen utile qui peut même, comme moi, acquérir une réputation de bourreau de travail » !

Des bénéfices du surf sur Internet
Avec son humour débonnaire, ses anecdotes désopilantes et son petit format, cet essai décalé s’inscrit dans la même catégorie que De l’art de dire des conneries d’Harry Frankfurt ou  Les lois fondamentales de la stupidité humaine de l’économiste Carlo M. Cipolla. Comme de juste, les exemples sont si éclairants et la démonstration si limpide qu’on se convainc vite de la théorie de l’auteur : c’est en essayant d’échapper à une tâche urgente qu’on abat la plus grande quantité de travail, les dérivatifs qu’on expédie pour s’en dispenser représentant au final autant de choses accomplies. À partir de là, toutes sortes de raffinements sont examinés, notamment celui qui consiste à ne pas s’attaquer à une tâche en espérant qu’elle s’éliminera toute seule (pourquoi écrire une contribution à un colloque alors que celui-ci peut être annulé à tout moment ?), celle qui consiste à ne rien faire en pariant que d’autres s’en chargeront, ou celle qui consiste à s’associer avec un non-procrastinateur. Il est aussi question des modes d’organisation du travail, du rapport entre procrastination et perfectionnisme, de l’impossibilité de justifier la procrastination par la pensée d’Héraclite et des bénéfices de l’oisiveté. Sans oublier, bien sûr, quelques développements sur cet ennemi-juré du procrastinateur qu’est la connexion à Internet. D’ailleurs, qu’est-ce que vous fichez ici, à lire cet article, au lieu de bosser sur vos dossiers ? Si votre patron vous le demande, conseillez-lui de lire Perry. Il y a une petite chance pour que vous le retrouviez ensuite à glander en votre compagnie sur le dernier forum à la mode.

 La procrastination, John Perry, traduit de l’anglais par Myriam Dennehy, éd. Autrement, 136 p., 14 €.

mercredi 3 octobre 2012

Générosité


Un ancien m'avait envoyé quelques dictons et maximes. Parmi ceux-ci....

Il y a autant de générosité à recevoir qu'à donner  (Julien Green)

Ce m’a donné à réfléchir car j'avais lu peu de temps auparavant un article sur les élections américaines et plus précisément sur Romney qui se faisait le chantre de cette Ayn Rand...

 Elle avait demandé qu’on dépose une gerbe géante en forme de dollar sur son cercueil. Ayn Rand, chantre de l’ultralibéralisme et de l’individualisme exacerbé, compte parmi les philosophes les plus importants des Etats-Unis. Les Français la connaissent peu, mais ses livres sont distribués par milliers dans les écoles et universités américaines. D’après une enquête réalisée par la bibliothèque du Congrès, Atlas Shrugged (1957), son œuvre majeure, était en 1991 le deuxième livre le plus influent pour les Américains, juste derrière la Bible.

 Haro sur les pauvres !!!

Pour cette philosophe US, enfin si l'on peut ainsi qualifier de philosophe cette "demeurée"... L'égoïsme est une vertu créatrice de richesse !!!

Et puis quoi encore, même les animaux sauvages pratiquent une certaine forme de solidarité...

Mais bien entendu quand cela vient des USA on peut s'attendre à tout !!! Ce continent où l'on a massacré au nom du profit des civilisations très évoluées pour certaines (au sens philosophique du terme) pour les remplacer par des "cul-bénits" d'une part et des gibiers de potence d'une autre... Où l'on a pratiqué l'esclavage toujours au nom de la "rentabilité maxi"... et où la ségrégation est encore monnaie courante afin de ne pas "partager le gâteau"...

Ces braves ricains pour qui n'existe que leur pays et m... pour les autres ; paradoxalement ils soutiennent tous les régimes pourris (de pétrodollars) de la planète, d’ailleurs cette planète ils la voient un peu comme cela…

 


 

 
There is only as much generosity to receive as there is to give (Julien Green)